11.10.2009
Bye bye Brooklyn !
L'été est fini (depuis quelques semaines déjà, vous l'aurez sans doute remarqué...). Dommage, je n'aurai même pas eu le temps de vous parler de...Brooklyn sous l'orage :
ni de l'aube qui se lève sur Williamsburg après une nuit de fête :
pas plus que du ferry gratuit, énorme et orange, qui relie la pointe sud de Manhattan à Staten Island toutes les demi-heures :
ni enfin du pont de Williamsburg la nuit :
J'ai depuis déménagé à Beyrouth, et pour ceux qui voudraient continuer à me lire, il suffit d'aller ici :
http://www.mediapart.fr/club/blog/Isabelle%20Mayault
J'en profite pour remercier tous ceux qui m'ont suivi ou lu pendant ces quelques mois d'avoir été si nombreux !
Bonne route à tous,
Isabelle
14:34 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.08.2009
The New York Earth Room
The New York Earth Room est sans doute l'un des lieux les plus originaux de New York. Le concept est en soi très simple : l'artiste Walter de Maria a en 1977 investi un loft de Soho pour en faire une oeuvre d'art. Celle-ci consiste en...une grande salle carrée, vide, nue, à l'exception de la couche de terre qui recouvre la totalité de la surface de ses sols. L'atmosphère est silencieuse, moite ; l'odeur de la terre enveloppante. On se sent transporté à des milliers de kilomètres de Soho.
Il n'y a pas de panneau sur la porte. Il suffit de sonner au 141 Wooster Street, et on vous ouvrira. Au cas où, prenez le numéro de téléphone avec vous : 212.989.5566. Enfin, pas avant midi, heure à laquelle le gardien des lieux, Bill Dilworth, commence sa journée. Et pas avant le 16 septembre 2009, date à laquelle l'Earth Room doit réouvrir ses portes.
Les photos sont interdites. L'Earth Room est une expérience, PAS un sujet de reportage...Je vous laisse donc en compagnie de Bill, qui vous donnera mieux que moi envie d'aller voir ce qui s'y trame...
http://www.youtube.com/watch?v=krF9DEH327w
08:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : new york, earth room
30.07.2009
Atlantic city : le Las Vegas de la côte Est !
LE lieux de prédilection des new-yorkais en goguette pour un week-end au bord de la mer à (seulement ?) 2h de route de New York ? Atlantic City ! Pour les téméraires qui tenteraient le trajet en bus Greyhound (35 dollars A/R), certaines règles du protocole méritent d'être connues : il est préférable de voyager avec son passeport sur soi, car on vérifie à votre arrivée (le bus vous dépose au milieu d'un casino) que vous avez bien l'âge légal de jouer (21 ans)...et la personne en charge peut vous refuser l'accès sous prétexte qu'elle ne parvient pas à lire votre date de naissance "en français" sur la carte d'identité ! America, America (soupir). On vous fera alors une carte du casino nominative et on vous remettra gracieusement un bon de 25 dollars à aller dépenser. La somme apparaît généreuse en soi, mais 25 dollars, c'est juste le temps qu'il faut pour y prendre goût....La ville vaut vraiment le détour pour ceux qui n'ont jamais vu Las Vegas : beaucoup plus qu'un ersatz, Atlantic City est une véritable copie, version littorale. Tous les casinos sont décorés par thème - en plus d'être gigantesques : Taj Mahal, Western, Caesar's. A éviter si vous êtes allergique au monde de Disneyland.
23:26 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : atlantic city, casinos, taj mahal
26.07.2009
Les jardins suspendus du Meat Packing District
Un peu plus de vert dans Manhattan ! Un nouveau parc a ouvert ses portes entre le Meat Packing District et Chelsea il y a quelques semaines.
En fait de parc, il s'agit surtout d'anciennes lignes de chemin de fer réaménagées en promenade aérienne entre l'eau et les buildings, le long de la 10e avenue. L'aménagement très design fait de cette coulée verte new-yorkaise une promenade du dimanche sophistiquée. Chaises longues deux places, bancs avec vue panoramique sur l'Hudson, végétation faussement sauvage joliment essaimée entre les rails... On a hâte que la prolongation jusqu'à Chelsea soit ouverte au public !
20:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.07.2009
I heart pool parties
Dimanche dernier, the heart of the matter se trouvait sur les rives de l'East River, du côté de Kent Ave. , au coeur du QG des hipsters (le quartier de Williamsburg).
Etait organisée la 2e pool party de la saison. Bon, quand on dit "pool", il faut y voir une métaphore. A moins d'avoir très envie de barboter dans les eaux troubles de la rivière et de nager entre les bateaux mouches locaux, assister à une pool party n'est pas synonyme de baignade. Mais d'un hommage à feu la piscine de Williamsburg, dont le site a été réaménagé en parc/terrain vague. Désormais, chaque dimanche de l'été, le site est investi par une foule de bobos post-modernes, repérables à leur wayfarer et à l'odeur de naphtaline émanant de leurs fringues chinées dans les friperies du coin. Un régal.
Que fait-on pendant une pool party ? Des tas de choses. On peut bien sûr voir gratuitement tout l'après-midi 3 ou 4 groupes défiler sur une scène judicieusement montée devant les buildings de l'autre rive. Vue imprenable, sélection musicale au poil, foule attentive et pelouse en free access : le bonheur ?
Pas tout à fait. Car la pool party propose aussi tout un tas d'activités ludiques pour les grands enfants du public. Mieux que le centre aéré on vous dit ! Distribution de pistolets à eau en plastique, concours de design de Converse, terrain de basket, Dodgeball, stand de hot-dog (évidemment)...Et pour avoir accès aux boissons alcoolisées, il faut être muni de son "ID" (carte d'identité) en échange de quoi le staff offre généreusement un joli bracelet jaune fluo estampillé "+21", qui assure à tout le monde que vous avez bien l'âge légal de boire.
On remet ça dimanche prochain, avec Simian Mobile Disco en guest-star !
Pour patienter, quelques photos...
20:31 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : williamsburg, pool parties, kent avenue
19.07.2009
Bogart under the bridge

10e édition cette année du festival de films en plein air organisé par le Brooklyn Bridge Park. Si la pelouse, à la tombée de la nuit, est couverte de monde, c'est sûrement pour la sélection éclectique du festival - ce soir là, "Le faucon maltais", la semaine prochaine, "La panthère rose" - mais surtout pour son cadre absolument exceptionnel. Le parc, accessible via le quartier de Dumbo (rues pavées et boutiques bobo au possible coincées entre les ponts de Brooklyn et de Manhattan) est idéal pour flâner les soirs d'été. Voir le soleil se coucher sur l'East River et toutes les lumières de Manhattan scintiller sur la rive d'en face est un spectacle grandiose ! Rajoutez à cela la voix délicieusement datée d'Humphrey Bogart et les illuminations recouvrant les deux ponts, et vous aurez un aperçu de la féerie du lieu. Seul bémol : l'alcool est strictement interdit dans le parc, même pendant le festival... piqûre de rappel du puritanisme ambiant !
20:33 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : brooklyn bridge park, festival en plein air, dumbo
The lost tribes of NYC
Moment de poésie dans les rues de Harlem...joli court-métrage. Enjoy, everyone.
07:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : harlem, lost tribes of nyc
16.07.2009
The Dakota Building
Incongruité architecturale de l'Upper West Side, le Dakota building tient plus du château hanté que de la résidence de luxe. Et domine avec panache le North-West corner de la 72e rue, à quelques mètres seulement de Central Park. Lointain cousin du Plaza Hotel de la 5e avenue, ses tourelles et sa couleur sable sont ses attributs.
Passé à la postérité depuis qu'il a servi de décor dans le film de Polanski Rosemary's baby, ce sont ses locataires de marque qui ont rendu le Dakota fameux. Parmi eux : Lauren Bacall, Rudolf Noureev, Judie Garland, Boris Karloff, John Lennon et Yoko Ono... Aujourd'hui encore, il ne suffit pas d'avoir de l'argent pour y avoir accès. Antonio Banderas et Melanie Griffith en ont récemment fait les frais : le Dakota sélectionne aussi arbitrairement que méticuleusement.
Quelques fans de John Lennon attendent toujours devant l'entrée, bien gardée par deux cerbères déguisés en grooms. C'est en effet ici qu'en rentrant de son studio d'enregistrement, le 8 décembre 1980, John Lennon a été assassiné. De l'autre côté de la rue, dans le parc, les désormais célèbres Strawberry fields ont été créés en son hommage.
Yoko Ono y réside encore.
19:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dakota building, john lennon, central park
15.07.2009
Philharmonic in the Park
06:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : central park, great lawn, concert, philharmonique
14.07.2009
Où sont passés les bars littéraires ?
A l'instar de St Germain, le Greenwich village des années 50-60 était le centre de la vie culturelle et artistique de la ville. Ses bars littéraires, les incubateurs de cet ouragan créatif. Pourtant, entre 2007 et aujourd'hui, deux institutions du quartier ont définitivement fermé leurs portes. Voici un petit hommage posthume.
Le Cedar Tavern, d'abord. Situé au 82 University Place, il est aujourd'hui reconverti en immeuble standard par les fils du propriétaire précédent. Pourtant c'est au 24 University Pl., avant d'être déplacé dans les années 60, que le Cedar a connu son heure de gloire. Les peintres de Kooning, Rothko et Pollock entre autres venaient pour y échapper aux touristes et aux classes moyennes. Il fut aussi très fréquenté par la bande de la Beat Generation dans les années 50 - Kerouac, Ginsberg, Burroughs. Le quartier à l'époque ne ressemblait en rien à celui qu'il est devenu - le repère d'universitaires bon teint - et pullulait de petits hôtels bon marché et de chambres de bonnes. Et était autant réputé pour sa concentration d'artistes au mètre carré que pour ses pick-pockets.
Chumley's, ensuite, datait des années 1830s, ce qui faisait de lui un des rares vestiges des tavernes de l'époque. Ses murs, couverts de photos jaunies à l'effigie de ses plus célèbres clients, rappelait le poids historique du lieu. Bar clandestin pendant la Prohibition, il installa sa notoriété dans les années 30 et 40, fréquenté par le gratin littéraire d'alors - Hemingway, Fitzgerald...et même Beauvoir, qui écrivit, en 1948 : "Il se trouve dans Bedford Street le seul endroit de New-York où il est possible de lire et écrire dans la journée, et parler toute la nuit, sans susciter la curiosité ou la critique : Chumby's". Son adresse était, jusqu'à sa fermeture, discrète : une porte grillagée estampillée du numéro 86 pour seule indication.
Pour se consoler de ces pertes, il reste le parc de Washington Square, sa fontaine et ses inlassables joueurs d'échecs. Les écrivains en herbe, eux, ont levé le camp depuis longtemps.
03:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : greenwich village, chumley's, cedar tavern
12.07.2009
Kiosk, le secret le mieux gardé de Spring Street
C'est un samedi après-midi comme les autres, vous vous apprêtez tranquillement à remonter Broadway voir ce qu'il reste de soldes dans toutes les grandes enseignes de la rue, quand au coin de Spring Street, de loin, vous apercevez ce tag sur le trottoir, en lettres oranges : "Kiosk".
Intrigué, vous vous approchez, levez la tête, et découvrez dans l'entrée de cet immeuble déglingué digne des meilleurs Underground bars de Berlin que "Kiosk" est un magasin-musée.
N'écoutant que votre courage, vous montez les quelques marches qui vous séparent du 1er étage, et dont les tags sont assortis à ceux de la porte d'entrée. Ca sent les cuisines et les poubelles, vous avez du vous tromper.
Pourtant, non : derrière une rangée de lamelles de plastique rose faisant office de rideau, vous pénétrez enfin dans le mini-monde merveilleux de Kiosk. Ses propriétaires y organisent de mini-expositions d'objets, la thématique variant (hier la Floride, demain le Portugal). Tous sont rapportés de leurs voyages, et pour chaque objet, l'histoire de sa découverte, ses origines, sa signification culturelle.
Des flamands roses en plastique côtoient des éponges de mer, des couteaux à pamplemousse et des meringues cubaines. Les guirlandes d'ampoule colorées achèvent de donner au lieu une tonalité acidulée. Et si l'on n'a pas le temps de tout voir, on se rattrape en allant sur leur site, très complet : http://kioskkiosk.com.
En sortant, vous passerez forcément devant le stand des mini-cupcakes de Mélissa. Vous aurez du mal à résister.
19:31 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kiosk, design, flamands roses
10.07.2009
Le meilleur cupcake de New-York
Ne vous fiez pas aux apparences : derrière cette devanture désuète tout droit sortie des années 50 se cache la meilleure adresse de Manhattan pour les becs sucrés (ou "sweet tooth" comme on dit par ici). Créée en 1996 - seulement -, la popularité de Magnolia Bakery ne cesse de croître depuis. Et pas seulement depuis son apparition dans un épisode de Sex in the City. Mais tout simplement pour le fondant de ses créations. Que vous craquiez pour noix de coco, potiron, chocolat ou noix de pécan, il ne vous en coûtera que 2,5 dollars. Et 0,75 cents pour un cookie si vos poches sont vides - ils tiennent étonnamment bien la comparaison avec le gâteau star de la maison. Une seule règle : pas plus de 12 cupcakes par personne - eu égard à l'affluence dans la boutique, jusque tard dans la soirée. Le week-end, il y a la queue jusqu'à 23h30 ! On peut se consoler de l'attente en regardant à travers les vitrines les employés appliquer le "topping". Séance de rattrapage ici : http://www.youtube.com/watch?v=G0-a86o5IqU
06:55 Publié dans Manger pour 5 dollars à New York | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : magnolia bakery, bleeker street, cupcake, newyork
07.07.2009
Happy Birthday, miss Liberty !
Après les attentats du 11 septembre, les autorités avaient cru bon d'interdire l'accès à la tête de la célèbre dame liberté, l'escalier unique sans sortie de secours n'étant pas satisfaisant au regard des nouvelles normes de sécurité. A l'occasion de ses 123 ans, soit depuis le 4 juillet dernier, l'accès a été rétabli, à raison de 200 visiteurs par jour seulement, et pas plus de 10 sur l'île ! Les quelques touristes hyper-organisés ayant pensé à acheter leurs billets sur Internet il y a 6 mois peuvent de nouveau grimper les quelques 1300 marches qui séparent la couronne du sol. Si vous avez l'intention de visiter New-York à l'automne, vous avez encore une chance de pouvoir acheter un billet en vous y prenant tout de suite. Tout de suite et pas plus tard, car l'occasion est presque unique : l'accès sera de nouveau fermé dès la fin de l'année 2009. Des travaux seront alors entamés pour permettre au site d'être visité par son flot habituel de touristes sans risque.
Pour prolonger :
Mitterrand et son fameux "Happy birthday miss Liberty", à l'occasion des 100 ans de la liberté éclairant le monde :http://www.ina.fr/video/I06131609/francois-mitterrand-happy-birthday-miss-liberty.fr.html
L'article du New York Times qui relate les émotions des tous premiers visiteurs du 4 juillet dernier (notamment une jeune fille qui s'est vue demandée en mariage au sommet) : http://www.nytimes.com/2009/07/05/nyregion/05liberty.html
17:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : statue de la liberté, réouverture
05.07.2009
4th July : hot-dog y playa
Si vous n'avez pas réussi à fuir New-York pour le 4th of July (comme une majorité de ses habitants qui préfère manger le barbecue familial au fond du Connecticut, du Wisconsin ou de l'Ohio), qu'à cela ne tienne. Coney Island est là pour vous divertir. En effet, chaque Independance day depuis 1916 voit se dérouler devant "Nathan's hot-dog" (prétendument les meilleurs hot-dogs de New York) le concours du plus gros mangeur de hot-dog "du monde" (si tant est que ce sport extrême soit pratiqué ailleurs qu'aux Etats-Unis). Cette année, le (6 fois) tenant du titre, Kobayashi (29 ans), a été détrôné par le jeune Chestnut (23 ans), à 68 hot-dogs contre 64, en seulement 10 minutes ! La performance est impressionnante, ainsi que la foule compact rassemblée autour de la scène pour assister au show. Car, comme tout événement digne de ce nom aux Etats-Unis, rien n'est laissé au hasard : caméras hi-tech, écran géant, présentateur hystérique. On a d'abord l'impression d'assister à un championnat de boxe.
Pour prolonger, voir l'article du New York Times qui relate ce nouveau record : http://cityroom.blogs.nytimes.com/2007/07/04/with-hot-dog-competition-at-hand-hold-the-mustard/
A 13h, à peine, la compétition a pris fin, chacun peut vaquer à ses occupations. Direction : la plage ou le parc d'attractions, dont la grande roue et les montagnes russes sont devenues les symboles de la ville. Impossible de trouver un recoin oublié de la foule : côté sable, on vient en famille, chacun avec son transistor grésillant de pop ou de musique religieuse et sa glacière géante, pour pouvoir "tenir" tout l'après-midi. Les plus motivés feront la queue devant chez Nathan"s pour avoir droit, eux aussi, à leur "famous" hot-dog. Les plus affamés se contenteront des stands alentour. Côté femme à barbe, rien d'inhabituel - sinon la taille des peluches à gagner, vraiment énormes - : tous les ingrédients du monde forain sont réunis. Et l'occasion de se promener jusqu'à la fin de l'après-midi.
Le soir, on se dépêche de regagner la presqu'île de Manhattan, pour ne pas rater les feux d'artifice. Cette année, il fallait être à 21H sur les rives de l'Hudson, côté ouest de la ville, pour les voir. Organisés par Macy's (grand magasin équivalent des Galeries Lafayette), ils ont duré une demi-heure. Le public, enthousiaste, riaient et applaudissaient, trinquant à cette énième année d'indépendance.
17:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 4th july, fête nationale, hot dog, coney island
04.07.2009
Pieces of Harlem : Spiritualité & soul food
La plus grande cathédrale du monde est en construction. Et elle se trouve à New York. Mieux : dans Harlem. Parfaitement. Bien sûr, c'est un peu de la triche, d'abord parce que la Basilique Saint Pierre de Rome n'est pas une cathédrale - donc la compétition n'est pas si corsée -, ensuite parce que les travaux patinent, stagnent, et - disons le franchement - sont à l'arrêt depuis la fin des années 90, faute de fonds.
Alors, qui suis-je ? Gagné. Saint John the Divine, aussi connue comme la-cathédrale-dont-l'arrière-train-est-toujours-envahi-par-les-échafaudages, qu'on a laissés en suspens, dans l'espoir que, un jour où un mécène philanthrope passerait par là, ils reprennent.
Une fois qu'on a grimpé jusqu'à la 116e rue pour voir St John, un petit crochet par la 125e pour le dîner s'impose. Les quelques blocks alentour regorgent de restaurants-cantines de soul food, c'est à dire de cuisine traditionnelle noire des états du Sud. Pour 10 dollars et moins, on charge son assiette (prix au poids !) de riz épicés, de haricots, de patates douces, de bananes plantain frites et autres pain de mais. Pas exactement de saison, mais délicieux à la tombée de la nuit, à l'heure où l'air chaud devient tiède.
05:34 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : harlem, st john the divine, soul food










